Hulot et du prix Nobel de la Paix
2007, le Dr Rajendra K Pachauri, au cours de la conférence « Après Bali, quelles perspectives ? », le 15 janvier
à Sciences Po.
Selon le Dr Pachauri, « verre est à moitié plein » après la conférence de Bali. Pour l’éminent expert en changement climatique, le niveau d’acceptation de la réalité du changement climatique et de la responsabilité de l’homme y était bien plus élevé qu’à Kyoto. Bali marquerait donc la fin de la politique de l’autruche.
La secrétaire d’Etat Nathalie Kosciusko-Morizet, également présente, a souligné que le protocole de Kyoto ne couvrait que 30% des émissions de gaz à effet de serre et que la conférence de Bali représentait donc un pas en avant, malgré l’absence d’objectifs chiffrés sur les émissions polluantes.
Beaucoup moins conciliant et enclin à la « pensée positive », Nicolas Hulot a cité Bossuet, selon lequel l’homme est une étrange créature qui se lamente sur les effets sans cesser de vénérer les causes ! Il a recueilli des applaudissements et quelques sifflés en accusant le capitalisme débridé du changements climatique et en considérant que le seuil moyen de ne pas franchir le seuil de l’irréversible (si tant est qu’on ne l’ait pas déjà franchi…) était de changer notre mode de vie. Il aimerait par exemple que les constructeurs soient contraints par la loi de limiter la vitesse maximale que peuvent atteindre les voitures, au lieu de construire toute leur communication sur la puissance des moteurs.
Le Dr Pachauri a profité de cette incursion dans le secteur automobile pour raconter, sur le mode de la plaisanterie, que Ratan Tata souhaitait donner son nom à la voiture la moins chère du mode qu’il vient de concevoir (100 000 roupies, ou 1 800 euros environ). Le prix Nobel de la Paix a bien sûr décliné cette offre, car le paradoxe aurait sans doute été dur à avaler pour les défenseurs de la lutte contre le réchauffement climatique !

Sai, une orpheline élevée à la mode occidentale,