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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 09:47

Optimisme versus pessimisme. C’est schématiquement l’impression que donnait le face à face de Nicolas referent-pachauri-full.jpgHulot et du prix Nobel de la Paix 2007, le Dr Rajendra K Pachauri, au cours de la conférence « Après Bali, quelles perspectives ? », le 15 janvier à Sciences Po.

 

Selon le Dr Pachauri, « verre est à moitié plein » après la conférence de Bali. Pour l’éminent expert en changement climatique, le niveau d’acceptation de la réalité du changement climatique et de la responsabilité de l’homme y était bien plus élevé qu’à Kyoto. Bali marquerait donc la fin de la politique de l’autruche.

 

La secrétaire d’Etat Nathalie Kosciusko-Morizet, également présente, a souligné que le protocole de Kyoto ne couvrait que 30% des émissions de gaz à effet de serre et que la conférence de Bali représentait donc un pas en avant, malgré l’absence d’objectifs chiffrés sur les émissions polluantes.

 

Beaucoup moins conciliant et enclin à la « pensée positive », Nicolas Hulot a cité Bossuet, selon lequel l’homme est une étrange créature qui se lamente sur les effets sans cesser de vénérer les causes ! Il a recueilli des applaudissements et quelques sifflés en accusant le capitalisme débridé du changements climatique et en considérant que le seuil moyen de ne pas franchir le seuil de l’irréversible (si tant est qu’on ne l’ait pas déjà franchi…) était de changer notre mode de vie. Il aimerait par exemple que les constructeurs soient contraints par la loi de limiter la vitesse maximale que peuvent atteindre les voitures, au lieu de construire toute leur communication sur la puissance des moteurs.

 

Le Dr Pachauri a profité de cette incursion dans le secteur automobile pour raconter, sur le mode de la plaisanterie, que Ratan Tata souhaitait donner son nom à la voiture la moins chère du mode qu’il vient de concevoir (100 000 roupies, ou 1 800 euros environ). Le prix Nobel de la Paix a bien sûr décliné cette offre, car le paradoxe aurait sans doute été dur à avaler pour les défenseurs de la lutte contre le réchauffement climatique !

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Published by Béatrice Roman-Amat - dans articles d'actu
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commentaires

babtou bantou (pcc ; ) 16/09/2009 20:41

L'écologie...? qui sait ce que ça peut bien être? demandons au Jarawa, au Zoé, au Busmen :
Est-ce "limiter la vitesse maximale que peuvent atteindre les voitures"? Une voiture verte... la blague!

Que cherche t-on par l'écologie? Poluer un peu moins pour poluer un peu plus longtemps?

Comment ne pas être septique quand Exxon Total Aréva et compagnie sont les acteurs incontournables du "développement durable"

Quelle sont les urgences en "écologie"?
Diminué les émissions de C02 en les incluant dans le grand casino spéculatif des matières première? (à ce sujet lire l'article de Matt Taibbi - Rolling Stone – juillet 2009)

bref changeons nos habitudes de consomations, notre mode de vie, quelles que soit le nom qu'on donne à ce nouveau comportement : décroissance, croissance verte...
N'attendons pas les journées décroissantes des gouvernements! pratiquons la tous les jours!

Si nous connaissions le cout humain et écologique de notre mode de vie nous accepterions de nombreux sacrifices.


Une pirogue n'est jamais trop grande pour chavirer (proverbe Bozo)

hanumanasana 12/07/2008 10:11

C'est difficile de reprocher aux pays émergents de chercher à adopter notre mode de vie.
Je pense au père Ceyrac qui a toujours défendu le droit pour les indiens à l'électricité pas chère. Seul le nucléaire pouvait leur convenir en raison de la capacité nécessaire. Pourtant, il s'agit de l'énergie la moins écologique car elle comporte deux risques irrémédiables pour plusieurs générations (la pollution et les déchets).
Pour autant, accepterions-nous de vivre avec de l'électricité qu'à certaines heures de la journée?
Il faudrait que nous nous éduquions au fur et à mesure par des journées collective de décroissance à l'instar des journées sans voiture.