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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 00:00
Nouveau genre littéraire ou simplement  roman dans l'air du temps ? Avec "le parfum d'Adam" (Flammarion, janvier 2007), Jean-Christophe Rufin signe en tout cas un thriller sur l'écologie. Ne vous attendez cependant pas à y voir Dominique Voynet et Alain Lipietz armés d'AK47 et entraînés dans les arcanes des services secrets américains. Il ne s'agit pas ici des "fades" et raisonnables écologistes français, mais d'une nébuleuse écologiste radicale venue des Etats-Unis.
Ces "Nouveaux Prédateurs" auto-proclamés ne projettent pas moins qu'une vaste opération terroriste visant l'espèce humaine, et particulièrement ces pauvres qui croupissent dans leurs bidonvilles, accusés d'être des parasites qui sucent la moëlle de notre mère Gaïa.
En Pologne, un laboratoire procédant à des expérimentations sur animaux est saccagé par une jeune fille, qui dérobe un mystérieux flacon, après avoir libéré les animaux et tagué « Front de Libération Animale » sur les murs. Et si cette jeune Française idéaliste et dépressive, qui a trouvé un exutoire à ses frustrations dans l'action directe écologiste, était en fait le bras d'un projet diabolique qui la dépasse ? Deux anciens agents de la CIA sautent sur l'occasion pour reprendre du service, au sein d'une agence de renseignement privée américaine,  et nous entraînent dans un monde post-Guerre Froide, où les menaces ne sont plus aussi faciles à identifier que du temps du communisme. De la Pologne à l’Afrique du Sud, en passant par le Cap Vert, les  Etats-Unis,  la France, la Suisse, le Brésil et l’Angleterre, le lecteur est pris dans une course folle contre le temps, où se mêlent découverte des fondements intellectuels de l'écologie radicale, infiltration de grandes ONG américaines, flirt avec les cercles néoconservateurs américains, immersion dans les favelas brésiliens.
Si le style de Rufin est haletant, il est rarement poétique ou d'une grande finesse psychlogique. Le prix Goncourt, auteur de "Rouge Brésil" cherche ici avant tout l'efficacité narrative, mise au service de la dénonciation des nouveaux ayatollahs de l'écologie. Il n'oublie pas de préciser en postface que ces écologistes radicaux sont aujourd'hui classés par le FBI au 2e rang des menaces les plus importantes pesant sur le territoire américain, juste derrière les fondamentalistes islamistes.

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Published by Béatrice Roman-Amat - dans culture
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commentaires

Pierre 29/01/2007 20:51

Le premier thriller écologique?
Peut être en livre, mais on ne compte plus les films plus ou moins inspirés qui ont fleuri dans les salles obscures.
Et dont certains dégagent la même odeur que le géranium évoqué dans le post précédent...
Pour mémoire "Le Jour d'Après" ou les divers opus "Menace Toxique" avec Steven Seagal

Oriane 29/01/2007 16:42

Dans le métro on nous promet le premier thriller écologique ... personnellement j'ai l'impression d'avoir déjà entendu/lu des histoires de ce genre. Néanmoins, si c'est bien écrit et sympa ... pourquoi pas ?