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27 avril 2006 4 27 /04 /avril /2006 00:00

 Vous souvenez-vous du film « camping à la ferme », au scénario écrit par Azouz Begag ? Six lascars de banlieue se retrouvent dans un village de la France profonde, à ravaler une façade d’église au titre de travaux d’intérêt général, ou comment une sanction pénale se transforme en modèle d’intégration républicaine.   

Bien sûr, ce film pêche par angélisme, mais les Travaux d’Intérêt Général (TIG pour les intimes) sont un système aux avantages unanimement reconnus.

Un système créé en 1983 par Robert Badinter. Les TIG peuvent être une alternative à une peine de prison ou une mise à l'épreuve dans le cadre d'une peine d'emprisonnement avec sursis. Ils s’appliquent avec leur accord à des personnes de plus de 16 ans, surtout des nouveaux délinquants, auteurs d’atteintes à des biens, pas à des personnes. Au lieu d’aller à « l’école du crime » de la prison, ces condamnés travaillent gratuitement pour la collectivité, entretiennent des espaces verts,  réparent des dégâts liés au vandalisme, effacent des tags, effectuent des tâches à finalité culturelle ou de solidarité. 

Sous le contrôle du juge d’application des peines et d’un agent de probation, ils travaillent de 40 à 240 heures. Les travaux d’intérêt général sont la peine qui offre les meilleurs résultats en matière d’insertion socioprofessionnelle et le plus faible taux de récidive.

Et pourtant, les TIG posent problème : les juges d’application des peines ont beaucoup de difficultés à trouver des structures d’accueil, collectivités locales, associations ou établissements publics. A titre d’exemple, il a dans le ressort du tribunal de La Rochelle 40 structures agréées, allant d’un club de boxe à un centre hospitalier. Un nombre insuffisant pour la demande de travaux d’intérêt général. Résultat : les délais d’attente s’allongent, nuisant au caractère éducatif de la peine.

Populaire auprès des hommes politiques et reconnu d’utilité publique, le travail d’intérêt général s’essouffle sur le terrain faute d’employeurs motivés…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Béatrice Roman-Amat - dans articles d'actu
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