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9 mars 2006 4 09 /03 /mars /2006 00:00

Guerre à Sarcelles, paix à Jérusalem ?

 

Rencontre avec une Juive française qui prépare son installation en Israël, où elle espère trouver plus de sécurité que dans les banlieues françaises.

 

       « J’ai l’angoisse de retourner en France, j’en ai pleuré toute la nuit », se lamente Stéphanie, juive orthodoxe vêtue de noir de pied en cape, blottie dans le fauteuil de l’avion qui la ramène vers l’hexagone. Elle vient de passer une semaine à Jérusalem pour y trouver une maison, afin de pouvoir faire son alyah, sa « montée vers Israël », l’an prochain avec son mari et ses cinq enfants. Cette mère de famille a pourtant la nationalité française, elle a grandi en France et y a élevé ses enfants.

        Mais voilà, Stéphanie se sent plus en sécurité en Israël qu’à Sarcelles (Val d’Oise), où elle réside depuis des années. Tout en mangeant son plateau-repas « glat », c’est à dire répondant à des règles religieuses plus contraignantes que le casher, elle explique l’origine de cette peur de l’antisémitisme qui tourne à l’obsession. « Mes enfants n’osent plus sortir dans la rue. Ils se font arracher leurs lecteurs MP3 par des Maghrébins, juste parce qu’ils ont une kippa, raconte-t-elle. Mes amies c’est pareil, juste parce qu’elles sont juives,  elles se font arracher leurs sacs. Du coup, elles vont au supermarché sans sac, mais même là elles se font agresser ».

     Dans ce discours façonné par la peur et l’absence de connaissance mutuelle des communautés, difficile de faire la part des choses entre psychose et réelle insécurité. A propos de l’affaire Illan Halimi,  Stéphanie poursuit : «Celui qui meurt dans un attentat à Jérusalem, il ne souffre pas, alors que ce petit jeune a souffert pendant trois semaines. Même à l’époque de la Shoah ce n’était pas aussi affreux ». Une comparaison disproportionnée qui révèle l’émotion soulevée par le calvaire du jeune Illan. Bien que Yousouf Fofana soit originaire de Côte d’Ivoire, Stéphanie tient « les Arabes » pour responsables de cette tragédie. « On n’est  pas fait pour vivre ensemble, soutient-elle. Je vais m’installer dans un quartier de Jérusalem où je ne les verrai pas ».

         Un discours extrémiste dans lequel sont loin de se reconnaître tous les Juifs français qui réalisent leur alyah. Ils sont pourtant de plus en plus nombreux à entreprendre le voyage vers cet ailleurs qu’ils considèrent comme leur « chez eux » : en 2005, 2975 juifs français ont effectué le grand saut, soit une augmentation de 12% par rapport à 2004.

 

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Published by Béatrice Roman-Amat - dans articles d'actu
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Andre 25/11/2009 12:59


Je suis bien conscient que mon message, loin de correspondre a la norme de ceux que vous avez pour habitude de recevoir, sera reclasse, sans doute, non moins a cause de son contenu que de
l'absurdite de se trouver devant vos yeux. Mais c'est justement l'absurdite et un peu le desespoir qui m'amenent a adresser cette lettre que je fais voler aux quatre coins, en esperant que parmi
tous ceux qui la recevront, un seul, ne serait-ce qu'un, l'aura prise en consideration


Demande d'aide d'un ole hadash (merci a celui qui lira ce message et se decidera a faire enfin quelque chose)

Merci egalement de me diriger vers les personnes susceptibles de me venir en aide:

****



Andre Abitbol
Numero de telephone 050-273-275-0


Eilat, Israel, le 20 aout 2009


Madame, Monsieur,


Je sollicite votre aide et votre sollicitude, ne sachant vers qui m’adresser, n’ayant trouve, dans ma detresse, que vous pour confier mes problemes et demander un conseil, une aide


Je vis a Eilat depuis 3 ans, ma date d’alyah est du 16 Juin 2006. J’ai attendu ces longues annees avant de debuter des etudes dans une Mikhlala, parce que je devais travailler pour vivre


J’avais eu dans l’idee d’entamer mes etudes en Septembre, des etudes en informatique dans une petite Mikhlala situee non loin de chez moi; j’ai pris toutes les informations necessaires et me suis
rendu au Misrad Haklta, pour recevoir l’aide du gouvernement (tout ole hadash beneficie d’aides gouvernementales recouvrant entre autres, deux annees d’etudes dans une Mikhlala, valables jusqu’a la
dixieme annee de son integration) Mais en arrivant, je fais face a une deception, au gout amer qui m’a rappele les mauvaises aventures subies dans ce meme bureau, par le passe.


La personne chargee des affaires touchant aux etudes, une nommee Sveltlana, m’explique qu’il n’y a plus de sous dans la caisse de l’Etat, et qu’ils ne peuvent honorer les aides promises aux olim;
devant mes questions, elle ajoute que cette situation dure depuis janvier de cette annee, que depuis cette date aucun ole n’a beneficie d’aide, qu’elle ignore quand les aides seront a nouveau
effectives; et qu’enfin s’il me faut etudier, je devais avancer moi-meme l’argent d’une part et ecrire un mot destine au Misrad Haklita de l’autre par lequel ils ne s’engagent pas a me rembourser
les frais d’etude, – qui se remontent a pres de 10 000 shqalim.

Je passe sur bien des mesaventures et deceptions essuyees apres trois annees d’integration a courir ainsi dans ces bureaux, apres un sejour dans les rues pour finalement recevoir quelques droits
emiettes;


J’aimerais bien ne plus avoir a ecrire a une quelconque autorite qui represente les droits des olim de notre pays, a chaque fois que mes droits sont bafoues compromettant mes perspectives d’avenir.
Croyez bien que j’ai d’autres projets dans ma vie de 24 ans que de quemander le droit d’etudier, je veux etudier pour commencer enfin une vie professionnelle – mais devant une telle injustice et la
necessite de commencer mes etudes, je lance ce cri d’aide. Cette situation ne peut continuer – qui peut enfin l’arreter?


Je vous le demande pour moi, au nom de mon avenir, mais aussi au nom de bien d’autres, car nous souffrons de cette administration et de ses promesses brisees, lesquelles sont inscrites dans le
guide de l’ole qui m’a accompagne depuis mes debuts, lors de mon premier entretien a l’agence Juive, a Paris.


Je suis parti avec des utopies dans la tete, un amour infini pour mon pays ou reposent la tombe de mon pere et de ma mere; mais aujourd’hui la desillusion a passe – Si je ne peux etudier ici, selon
mes droits de juif israelien, a quoi bon rester ici et travailler dans un hotel pour un maigre salaire si durement gagne; dois-je simplement partir, vivre dans un pays autre, travailler comme je le
fais ici, mais en ayant au coeur, un sentiment d’avoir vecu


Car ici on ne vit pas on brise ses reves un a un

***

Je serais profondement heureux de m’entretenir avec un responsable qui puisse parvenir a trouver une issue a ma situation. Croyez en mes sentiments simples et sinceres, je vous remercie de votre
attention et je reste a votre disposition, ainsi que plein d’espoir,


Je dois avouer que je n'en suis pas a ma premiere lettre; les noms et les adresses mail, que ce soit des benevoles de l'Agence Juive au Cnef, en passant par d'autres et finalement en venant ici;
ces adresses defilent devant moi et je les prends ou je peux - mais ces adresses sont mon seul espoir, je continue a perseverer cependant, car d'une part je sais que ma cause est juste, et de
l'autre je resterai toujours plein d'espoir


J'exprime ma reconnaissance a tous ceux qui prendront l'effort d'etudier mon cas, dans les misradim quels qu'ils soient, de France ou d'Israel, ou de particuliers qui par leur connaissance auraient
le pouvoir de changer quelque chose
J'attends beaucoup de ce message, sans doute trop, mais je reve tant de l'espoir d'un changement et d'une vie normale

Dans un dernier temps je les invite a suivre ce lien, que je laisse a votre disposition

http://www.terredisrael.com/wordpress/?p=11326

La est explique plus en detail ma situation. Il s'agit en fait d'un debat, qu'ont amorce spontanement certaines personnes, autour de la lettre que vous venez de lire et que j'avais adressee au site
Terre d'Israel, au mois d'aout dernier.
En faisant l'effort de vous y rendre, certes vous perdrez cinq voire dix minutes de votre temps, mais a moi il me reste l'espoir meme infime que de l'autre cote il en resultera la prise de
conscience de quelqu'un
Merci de prendre sur vous cet instant pour comprendre, vous sensibiliser, faire


Je serais profondement heureux d'etre dirige vers un responsable qui puisse parvenir a trouver une issue a ma situation.
Je veux seulement etudier en Israel selon mes droits et sortir de ma condition

Sincerement

Andre Abitbol