Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 18:03

bangladesh-bus.jpgEn France, de nombreuses voix se lèvent pour dénoncer l'immobilisme  qui précède les élections présidentielles -certes, Gilles de Robien s'attaque à la promotion des "leçons de mots" à l'école primaire, mais les grands chantiers sont gelés temporairement.

Que diraient donc les Français s'ils étaient confrontés à la même situation qu'au Bangladesh ? Dans le pays des sundarbans et du prix Nobel de la paix Mohammed Yunus, la règle veut que le premier ministre démissionne et laisse la place à un gouvernement intérimaire trois mois avant les élections législatives. La seule tâche de ce gouvernement consiste en l'organisation des élections.

Or, cette année, cet objectif de planification des élections est loin d'être atteint. Au programme depuis quelques mois,  violences de rue, qui ont fait une quarantaine de morts en janvier,  lutte d'influence entre les deux principaux partis (la ligue Awami de Sheikha Hasina Wajed, et le Parti national du Bangladesh, de la bégum Khaleda Zia) et "nettoyage" des fonctionnaires et des hommes politiques accusés de corruption par l'administration intérimaire, fortement liée avec l'armée.

Face à cette situation chaotique, le président a décrété l'état d'urgence et reporté sans limite les éléctions, initialement prévues pour le 22 janvier.

Chez nous, on s'insurgeait que Le Pen n'ait pas ses 500 signatures, qu'il a bien sûr fini par obtenir, et que sa présence à l'élection présientielle soit hypothétique. Au Bangladesh, c'est la tenue des éléctions elle-même qui est hypothétique. Deux pays, deux mondes, deux mesures.

  bangladesh-map.jpg

Partager cet article

Repost 0
Published by Béatrice Roman-Amat - dans présidentielles
commenter cet article

commentaires